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Samia SOULTANI-VIGNERON

Il s'agit d'un blog d'information sur la vie politique à Laval ainsi que l'engagement politique de Samia Soultani-Vigneron, Présidente de la fédération des Républicains de la Mayenne, Vice-Présidente du Conseil régional des Pays de la Loire et Première adjointe de Laval.

Du redressement productif à l'enfoncement improductif dans la crise.

 Le déficit de confiance s’installe pour tous les échelons de l’exécutif : du président à tel ou tel ministre en passant par le premier d’entre eux…

Dès les lendemains de l’élection présidentielle, les Français ont découvert que la nouvelle équipe manquait cruellement de vision pour la France, puis au tour de nos voisins et partenaires, qui s’étaient déjà exprimés, tant avant l’élection, en refusant de recevoir le candidat Hollande, que régulièrement après, à travers les inquiétudes répétées de l’exécutif allemand quant à la capacité de la majorité présidentielle française à mener les réformes structurelles indispensables, pourtant entamées dans le quinquennat précédent et défaites depuis. Pour terminer, la perte du triple A par une nouvelle agence de notation (Moody’s) va mettre la dette française sous pression à court-terme.

Fort de son désir implacable de justice, le gouvernement ne cesse de charger l'entrepreneur français, au sens propre comme figuré, et finit d’instaurer le doute dans toute la société française qui n’en a pas besoin en ce moment : opposer les dirigeants d’entreprise aux salariés doit probablement faire partie de la méthode socialiste de cohésion nationale…

En effet, les épisodes se suivent et se ressemblent : la révolte des «pigeons» ou créateurs de l'internet à la Française ou encore le crédit d’impôt qui inquiète plus qu’il ne rassure car aucun chef d’entreprise ne voit clairement qui va en être le bénéficiaire, en cause la cacophonie ambiante, qui de tel ministre ou député avisé va ajouter sa touche de complexité pour rassurer sa base électorale à une distance trop courte des prochaines échéances.

Comme pour faire écho à la marinière du ministre, le magazine «the Economist» titrait la semaine dernière : «La France, bombe à retardement au cœur de l'Europe» et qualifiait l’exécutif français : «Ni M. Hollande ni M. Ayrault ne semblent être le genre de leader suffisamment courageux, capable d'imposer des réformes à l'encontre d'une opposition généralisée».

Non content d’avoir stigmatisé la direction d’un des fleurons automobile hexagonal, PSA PEUGEOT CITROEN, notre très remuant ministre du redressement productif vient de s’attaquer à la famille MITTAL dans un bras de fer stupide. Comme pour PSA PEUGEOT CITROEN récemment avec le nécessaire sauvetage de sa banque de financement par l'État mais toujours des contreparties aussi habituelles que floues, suffisantes pour inquiéter le groupe américain General Motors (7% du capital du groupe français), il est préférable de décourager des solutions économiquement viables avec de vrais partenaires d’avenir pour notre industrie automobile en difficulté et ouvrir la porte à un conglomérat indien aussi sur les rangs, TATA Motors qui suit un modèle de développement proche du groupe MITTAL. En effet, M. Montebourg veut faire pression sur le groupe MITTAL en brandissant la grande menace de la nationalisation, certes partielle, arme favorite de la stratégie socialiste du début des années 80 : pour cette ringardis, nous pourrions en sourire s’il ne s’agissait d’un sujet aussi grave pour ces dizaines de famille dépendantes, dans un bassin d’emploi déjà mis à mal. En effet, les hauts fourneaux de Florange, en mode autonome en dehors d’un groupe industriel dont c’est le métier, est voué à l’échec par manque de débouchés : plutôt que de réclamer le "Grand Soir" contre le méchant investisseur étranger, il serait plus judicieux d’aider le groupe MITTAL à la reconversion industrielle du site au lieu de berner les salariés d’un illusoire maintien d’emplois non compétitifs et voués à l’échec rapide : Florange n’est pas accessible pour l’arrivée de sa matière première (minerai) et ses débouchés (clients). N’oublions pas que cette logique d’implantation répondait à la configuration du 19ème au cœur de la révolution industrielle, où le fameux minerai lorrain, la «Minette», faisait les beaux jours de l’industrie métallurgique française naissante, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui : depuis plus de cent ans, nous contemplons les fameux aciers lorrains de Pompey, érigés en démonstration du savoir-faire français en la matière dans des monuments mythiques comme la tour Eiffel ou la statue de la Liberté.

En synthèse, la sortie flamboyante du ministre en stigmatisant la famille MITTAL n’aura pour résultat que l’irritation du groupe industriel et sa décision de quitter la France, en sachant que les 20000 emplois concernés par l’activité globale d’ARCELOR MITTAL dans notre pays ne pourrait pas être nationalisée : le contribuable français n’a ni les moyens , ni les brevets nécessaires, ni le projet industriel capable de maintenir sa rentabilité !

La vraie question est l’incapacité du gouvernement, et en particulier du ministre Montebourg, de tourner résolument notre pays vers la modernité tant l’exécutif actuel est prisonnier de ses engagements électoralistes irresponsables et ses dogmes d’un autre temps pour rassurer sa majorité aussi peu plurielle que fragile.

Une fois de plus, nous sommes bien loin de l’action du ministre Sarkozy pour le sauvetage d’ALSTOM qui est redevenu le champion industriel à l’image de son glorieux passé : l'agitation médiatique sans stratégie, ni résultats n'a aucune valeur.

Au-delà de l’amateurisme d’une politique aussi vide d’expérience que d’idées, et à défaut d’un cap pour la France, nous entrons dans l’incompétence économique notoire.

Belle image donnée de la France en espérant au moins, à défaut des Français et de la communauté internationale que l’aile gauche de la majorité sera rassurée par tant de démagogie.



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