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Samia SOULTANI-VIGNERON

Il s'agit d'un blog d'information sur la vie politique à Laval ainsi que l'engagement politique de Samia Soultani-Vigneron, Présidente de la fédération des Républicains de la Mayenne, Vice-Présidente du Conseil régional des Pays de la Loire et Première adjointe de Laval.

L'intégrale : Interview Ouest-France du 29 septembre 2011

Les 3 années et presque 4 années de mandat de M. Garot se résument en quatre mots; manque de créativité, de réactivité, d’anticipation et de vision.

 

Le manque de créativité notamment en matière de communication s’illustre par le plagiat du logo des Uburlesques ou encore avec l’impression de documents identiques pour tous les quartiers – Un parfait exemple de pensée unique digne de l'ancienne URSS.

 

Un exemple concret du manque de réactivité, la ville de Laval est passée à côté d’une enveloppe de 1M€ dans le cadre du plan de relance de 2009 à cause des délais non respectés et du dossier bâclé transmis par M. Garot au ministère de la Relance.

 

Un exemple flagrant de manque d’anticipation concerne au moins 2 grands projets : celui de reconversion du site du 42ème RT et celui d’aménagement de la gare.

Dés l’annonce de la décision de fermeture, il aurait fallu impliquer l’ensemble des acteurs économiques, politiques et associatifs sans aucun sectarisme, pour travailler ensemble sur les gros projets de reconversion. Au lieu de cela, M. Garot a constitué un comité, sans les élus de l’opposition, qui s’est réuni une seule fois en 2 ans et pour temporiser des étudiants parisiens de Sciences Po ont penché sur le sujet contre la modique somme de 30000 € pour faire des propositions d’aménagement dont on ne tient même pas compte aujourd’hui. Ce cafouillis conduit aujourd’hui à un projet sans aucune cohérence. Quant au projet d’aménagement de la gare qui était bien avancé en 2008, il a tout simplement pris 3 ans de retard sans aucune raison engendrant des coût qu’on aurait mieux fait d’éviter.

 

Les discours contradictoires d’une rentrée à l’autre, l’incohérence des projets et le manque de réflexion en amont sont des signes forts du manque de vision de la majorité municipale actuelle et de sa gestion court-termiste de la ville de Laval.

 

La ville de Laval n’a pas besoin d’un général, elle a juste besoin d’un Maire qui fait ce pourquoi il a été élu, le reste c’est de la poudre de perles et pinpins.

 

PROJET SOCIAL

 

Relations avec le personnel et dialogue social :

En page 4 de son programme électoral, M. Garot affirmait : « Le dialogue avec les agents est le carburant de l’efficacité du service public municipal ». Le Maire est déjà en « panne sèche » moins d’un an après son élection, et fait face à son premier conflit social avec le personnel municipal (agents municipaux des services enseignement, restauration, crèches et bibliothèques scolaires). Le dernier conflit date de février 2011, mettant en cause les relations entre les élus, le personnel et le chef des services. Suite à ces mouvements, M. le Maire annonce deux mesures phares :

- Reprise en main du management du Pôle Développement Solidaire par le DGS, qui au passage quitte ses fonctions à la fin du mois de septembre et donc avant la fin du mandat, du jamais vu ;

- Constitution de trois groupes de travail et écriture du projet municipal concernant les différents services du Pôle.

Où en est-on aujourd'hui ?

Les groupes de travail ont bien travaillé et ont même fait des propositions d’amélioration qui ont été restituées à M. le Maire. Depuis, aucune nouvelle !

La constitution de groupes de travail ne doit pas être une finalité mais le point de départ d’une collaboration entre élus et personnels.

L’ écoute, le dialogue, le respect sont des valeurs démocratiques auxquelles les élus de l’opposition ne peuvent qu’adhérer, mais lorsqu’elles aboutissent finalement à une décision unilatérale, nous sommes en droit de nous poser des questions sur cette réelle volonté de dialogue.

 

Ouverture d’une nouvelle résidence pour personnes âgées :

Nous nous réjouissons de cette fusion des résidences de l’Epine et Port Val et l’installation des résidants dans des locaux répondant aux normes et mieux équipés.

Il faut cependant, apporter des solutions plus ciblées répondant aux besoins des personnes âgées qui souhaitent se maintenir à leurs domiciles en leur offrant des services sociaux et médico-sociaux adaptés notamment en termes de SIAD (Soins Infirmiers A Domicile). Ces services de soins infirmiers à domicile permettent de contribuer au soutien à domicile des personnes, notamment en prévenant, ou différant, l’entrée à l’hôpital ou dans un établissement d’hébergement et en raccourcissant certains séjours hospitaliers. Ils concernent des personnes âgées ou des personnes handicapées. Il faut ainsi augmenter les places SIAD à Laval pour répondre à ce besoin et saisir les opportunités d’ouvertures et d’extensions offertes par l’ARS.

 

PROJET ECONOMIQUE

 

Augmentation des impôts

Depuis 2008, l’augmentation des impôts est devenue un slogan et le recours à la fiscalité est désormais la seule réponse apportée par M. Garot pour augmenter les recettes de la ville de Laval et de son agglomération.

Il est impératif de baisser les impôts locaux à des niveaux supportables par les Lavallois dont les revenus sont parmi les plus faibles de France. En 2010, le coefficient de mobilisation du potentiel fiscal, qui est un indicateur de pression fiscale, était de 146 % soit 63% supérieur à la moyenne nationale, du jamais vu à Laval !

L’augmentation de 26 % des impôts locaux génère 5,6 M€/an de plus dans les caisses de la ville soit près de 18 M€ cumulés depuis 2009. Ce n’est pas une paille !

Pour que l’impôt soit utile, il faut mettre en face de chaque recette une dépense d’investissement or les dépenses d’équipement, figurant dans le compte administratif de 2010, sont 70 % inférieures à la moyenne nationale et sont largement inférieures aux investissements réalisés jusqu’en 2007.

Deux explications à cette équation à plusieurs inconnues justifiant l’augmentation faramineuse des impôts :

- Pallier aux frais de communication qui ont augmenté de manière exponentielle depuis 2008

- Se constituer un matelas confortable pour financer les projets en attente le moment opportun càd à l’approche des élections.

 

D’autres solutions existent…

La ville de Laval a besoin de nouvelles recettes qui, certes, n’auront pas la même immédiateté que les impôts locaux, et qui demanderont un travail de fourmi notamment par un véritable effort de maîtrise de nos dépenses, un réel travail de prospection aux niveaux national et international et une meilleure attractivité de notre territoire vis-à-vis des entreprises mais aussi des cadres tout en luttant contre l’exode de nos jeunes et la péri-urbanisation accentuée depuis 2009 par l’augmentation des impôts.

 

Emprunts toxiques

Les fausses images créent les vrais crises et les faux signaux d’alarmes créent la panique et peuvent avoir des conséquences réelles sur le moral et sur la consommation des Lavallois.

Il faut éviter tout excès d’optimisme mais il faut surtout éviter tout excès de pessimisme.

Il y a crise certes mais on emprunte à des taux les plus bas depuis 2007 c.à.d. que le coût de la dette est moindre et des économies considérables ont été faites à l’occasion de renégociations des emprunts. C’est une réalité qu’il faut aussi dire aux Lavallois afin de les rassurer sur la dette de la ville.

Concernant l’emprunt contracté en 2006, assis sur la parité euro-franc suisse, il a rapporté à la ville jusqu’en 2008 et il aurait dû être renégocié au moment où le franc suisse flambait, rien n’a été fait ! La dette d’une ville doit être suivie au jour le jour.

La preuve que cet emprunt de 10M€ ne pèse pas si lourd dans les finances de la ville.

La ville de Laval a-t-elle été mise sous tutelle ?

La ville de Laval a-t-elle poursuivi des banques comme DEXIA ?

La réponse par non à ces deux questions devrait rassurer les Lavallois et prouver « l’arnaque » dont ils ont été victimes et qui a consisté à augmenter les impôts pour soi-disant sauver les finances de la ville.

 

Redynamisation de la rue du Val de Mayenne et du centre ville.

Etude après étude, et préemption après préemption mais 10 commerces fermés depuis 2008 ! Ni la rue ni le centre-ville ne semblent être des priorités pour la majorité municipale et le projet de redynamisation est au point mort.

 

Privatisation des parkings du centre-ville

Contrairement à nos collègues communistes qui ont voté contre cette privatisation par idéologie, les élus de l’opposition n’acceptent pas cette décision de privatisation à cause d’un  manque de logique et de cohérence. Depuis fin 2008, la ville de Laval a racheté l’ensemble des parkings de la ville pour près de 9M€ auxquelles s’ajoutent des études commandités par la ville pour, entre autres, des réparations et l’assistance dans la délégation de service pour la gestion du stationnement. Soit près de 10 M€ dépensés pour au final privatiser ces mêmes parkings avec pour conséquence la double peine pour les Lavallois qui payeront ainsi deux fois le même service : ils rembourseront les prêts souscrits par la ville pour réaliser ces achats et payeront le prix fort le stationnement dans le centre ville puisque les concessionnaires auront la liberté de tarifs.

 

Reconversion du site du 42ème RT et aménagement de la gare

Site du 42ème RT : Nous possédons un tissu économique de PME/PMI familiales dynamiques dont on peut être fier et il faut travailler en partenariat avec nos entreprises pour réaliser des investissements d’avenir. Laval et son agglomération ont vocation à être moteur de croissance dans notre département.

C’est pour cela que dans le cadre des élections cantonales et dés l’annonce de fermeture du site, les élus de l’opposition ont proposé :

- La création d’un hôtel communautaire regroupant l'ensemble des services de Laval Agglomération qui permettra de réaliser des économies non négligeables,

- La création d’une cité de l’entreprise, une sorte de parc technologique regroupant des entreprises du tertiaire mais aussi des services à forte valeur ajoutée (R&D, ingénierie, études techniques…) qui sont sous représentés dans l’agglomération.

- La création d’un espace événementiel, sportif et culturel à rayonnement départemental, régional et national.


 Le reste du site doit être aménagé au fur et à mesure sans précipitation et après concertation.

 

Aménagement de la gare : Ce projet ambitionnait de faire de Laval une vitrine de tout le département et permettant d’accueillir la LGV. Il a été initié par François d’Aubert dés 2003 et avait pour ambition d’ouvrir le quartier, relier le quartier de la gare au quartier des Pommeraies par une passerelle rénovée et d’aménager des espaces mixtes commerciaux et d’habitation. Ce même projet a été tout d’abord abandonné puis repris 4 ans plus tard à l’identique ! Il s’avère que ce retard coûte cher aux Lavallois.

 

La réalité virtuelle

Il y a 10 ans, Laval a été l’initiateur de la réalité virtuelle dans la région des Pays de la Loire. Depuis 2008, nous avons accumulé un retard préjudiciable, lié notamment à l’abandon par M. Garot du projet de parc de la réalité virtuelle. Ce retard, nous le payons cher aujourd’hui car Saint Nazaire est en train de devenir, à notre détriment, l’épicentre de l’industrialisation de la réalité virtuelle avec la création par le Conseil Régional d’un « Centre industriel de la réalité virtuelle » dés 2013.

 

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