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Samia SOULTANI-VIGNERON

Il s'agit d'un blog d'information sur la vie politique à Laval ainsi que l'engagement politique de Samia Soultani-Vigneron, Présidente de la fédération des Républicains de la Mayenne, Vice-Présidente du Conseil régional des Pays de la Loire et Première adjointe de Laval.

"Un patriote désireux d'un vrai changement...‏"

Chers Amis,
Depuis le 17 juin, j'ai reçu de nombreux messages d'encouragements et de félicitations pour la campagne législative que nous avons menée ensemble.
J'ai souhaité partager avec vous le message ci-dessous qui résume parfaitement la situation politique locale et nationale et qui me donne la force et la foi pour continuer à défendre les valeurs qui sont les nôtres.
Mes sincères remerciements à tous.
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"Mme SOULTANI-VIGNERON (j'aurais préféré écrire Mme la Députée),
 
J'ai 39 ans bientôt, né en Seine-Saint-Denis et ayant poursuivi mes études dans ce département si décrié, jusqu'à mon entrée en école d'ingénieur à Nancy (moi aussi) de 1994 à 1997. Marié avec une Mayennaise de "souche" depuis 2004  (à Laval) et père de 3 enfants, je suis résolument ancré dans la tradition gaulliste depuis toujours, réfractaire à l'endoctrinement des forces "rouges" si désireuses d'enrôler les jeunes esprits de banlieue (caractérisée de cette même couleur) et, ouvert au débat politique avec mes proches qui partagent ou non le même bord politique que moi mais toujours dans un esprit libre et démocratique. Je suis légèrement antérieur à la génération "Mitterrand", mais cela m'a donné l'avantage d'une conscience politique qui s'est forgée dans un rejet de cette bonne pensée présentée à l'époque comme le salut du pays.
Depuis un an, je vis à Laval le mercredi et le WE, mais je suis resté travailler à Paris le reste de la semaine : j'occupe le poste de directeur général de la filiale française d'un groupe international.
Petit-fis d'immigrés espagnols (paternels) et italiens (maternels), fils d'un fonctionnaire d'état et d'une mère comptable qui a choisi le foyer comme évolution professionnelle, je me considère comme une composante d'une certaine diversité choisie (richesse), constitutive de notre pays, qui tente de se montrer chaque jour digne de l'honneur de l'accueil sur le sol national : de par mes origines familiales et sociales, je crois profondément dans la valeur "travail" et l'ascencion sociale pour tous ceux qui s'en donnent la peine, dans un certain libéralisme économique à visage humain porté par une Europe protectrice et sans complexe.
La véritable majorité française (l'histoire le prouve) est fondamentalement de droite (pour reprendre une latéralisation qui appartient peut-être à une autre époque), mais les Français s'adonnent périodiquement à une boulimie de "chamallows" roses avant une crise d'indigestion durable : il faut bien admettre que l'intégralité des pouvoirs en France a rosi (seule consolation : la contribution des forces bolchéviques à peine dissimulées ne sera pas nécessaire pour gouverner).
Admirateur du Sarkozysme, non électoraliste et non ostentatoire, tourné résolument vers l'action depuis les premières heures de la conquête du parti, je n'ai pu que constater une dilution du message initial, pétri de la reconnaissance de la valeur travail (La France qui se lève tôt), de la compétitivité des entreprises (ALSTOM le fleuron sauvé des eaux), d'une combinaison de fierté nationale et d'ouverture européenne et surtout, d'une autre idée de la justice sociale que le diktat bien pensant d'une gauche convaincue de l'exclusif bien fondé de sa démarche hypocrite (préconisant l'assistanat pour mieux asservir son électorat : "Vous voulez moins de riches, mais moi je veux moins de pauvres..."). Je suis convaincu de la pertinence du couple franco-allemand et de la position centrale et charnière de la France entre l'Europe du Nord, L'Europe du Sud et la collaboration méditerranéenne au sens large.  
La Bastille 2012 a montré une diversité arbhorrant des drapeaux rouges ou étrangers, ce qui a très probablement contribué à la réduction de l'écart entre les scores FN des présidentielles et des législatives : la diversité s'exprime dans l'intégration et non pas dans le communautarisme sous toutes ces formes, sous les principes les plus élémentaires de la république laïque. Mes origines sont ma richesse culturelle mais pas mon pays !
Le lieu commun dit que l'élection présidentielle est la rencontre d'un homme avec le peuple, mais nous avons eu à assister au divorce du chef avec son propre peuple. Un déficit d'image jamais recouvré sauf aux remarquables dernières heures, une action politique de valeur entâchée par des considérations subalternes, mais qui ont une force dévastatrice dans un contexte de crise : les révolutionnaires du Parti de Gauche et le berger pyrénéen, par la virulence ou l'inconscience, ont au final oeuvré ardemment pour la courte défaite du meilleur qui reviendra pour mieux réformer après le quinquennat de la pluie. Ils ont été récompensés, comme d'habitude, par une représentation encore plus affaiblie à la sortie et le plus grand mépris du parti qui se considère comme l'exemple démocratique humaniste. Le vainqueur sur le fil s'est contenté de ne pas commettre d'erreur et de tout promettre : la seule promesse qu'il tiendra, ce sont des lendemains qui déchantent. Le PS était en plein marasme 5 ans avant, bien plus que l'UMP d'aujourd'hui, mais s'est sauvé en cristallisant son attaque sur un homme qui a eu le tort principal de tout prendre sur lui : ce parti d'un autre temps n'en a pourtant pas fini de nager dans ses contradictions, lissées momentanément par les victoires successives obtenues par sanction du pouvoir en place, plus que par adhésion. Je suis certain que les prochaines défaites du parti ultra-majoritaire dans la représentation actuelle réveilleront rapidement les destins personnels, puis les conduiront à la division habituelle et l'oubli jusqu'à la prochaine échéance lointaine, où le seul vrai parti de pouvoir (RPF original, RPR, UMP...) d'hommes responsables se sera peut-être usé dans l'exercice et s'offrira au final une courte pause pour mieux revenir comme aujourd'hui.
Ayant accompagné de toute ma conviction le formidable élan de 2007 qui a décomplexé la droite, mais qui a été brisé par la réalité de la crise, je n'ai ni l'habitude de voler au secours de la victoire, ni de me contenter de la seule participation : nouvellement provincial d'habitat, je pense qu'il est temps de m'investir désormais en politique pour dépasser le stade de sympathisant passif. Dans ce compréhensible moment de doute de nos compagnons à la croisée des chemins, entre une association extrêmiste avec la démagogie outrancière bleu marine ou la contribution à la recomposition d'une vrai force centriste, alliée naturelle du mouvement gaulliste (débarrassé pour un moment du trouble-fête qui a toujours un avis mais de moins en moins d'élus), je suis démocrate et pour ma part la question ne se pose pas. Les voix de désespérance extrêmistes exprimées ne demandent qu'à être rassurées et acquises sans compromission par une position politique claire, ambitieuse, responsable et tournée vers l'avenir. L'heure de la reconquête a sonné et commençons par apporter notre contribution : débarrassons démocratiquement la ville de la rose sangsue fiscale qui occupe la mairie et nous représente à l'Assemblée. Place à l'audace...
Mes lectures sur votre jeune parcours politique non conventionnel ont fini de me convaincre d'un nécessaire engagement.
JMT
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